22 février 2006

J'hallucine aux gènes 2.0 (version multipost)

ma6 ma2 ma1 ma8 ma9 ma101

Pour ton premier anniversaire, on ne savait pas trop quel cadeau te faire. Tu as tout ce dont tu as besoin, et de l’amour à revendre. Mais ce serait vraiment dommage de le brader, on s’est dit, alors on va t’offrir une seconde maison pour que tu ais la place d’en profiter.
Bien sûr on se verra un peu moins souvent, mais tu verras ce sera bien quand même. Ce sera mieux de toute façon, on sera heureux. Tu m’en voudras peut-être plus tard, mais sûrement moins que si l’on attend encore. Tu en pâtirais d’avantage, c’est certain.
Tu sais le pire dans cette histoire, c’est bien la façon dont tu vas me manquer.
Ou alors la manière dont tu t’accommoderas de mon absence, je ne sais pas.

Lettre à ta mère

Je sais, je suis le monstre qui brise ton rêve de petite fille. Je ne serai pas celui qui vieillira avec toi. Je ne serai jamais le père d’un petit frère, en tout cas pas celui que tu aurais voulu.
Celui que tu voulais parce que deux enfants c’est bien, parce que une fille et un garçon ce serait encore mieux, parce que deux ans d’écart ce serait l’idéal, parce que si on le faisait maintenant ton congé n’empiéterait pas sur tes vacances estivales.
Un enfant, c’était peut-être déjà suffisamment égoïste.
Mais attention, ne va pas croire que je regrette, c’est loin d’être le cas.
Nos visions se sont trop éloignées pour pouvoir encore se croiser. On n’y peut plus rien. Tu es celle qui amasse, qui prévoit, qui projette alors que je ne suis qu’une cigale aux poches percées. On ne s’aimait plus que par habitude, et c’est trop triste.
Tu n’imagines pas à quel point c’est difficile d’avouer ne plus aimer après treize ans. Me l’avouer a pris du temps, te l’avouer n’était pas évident. Je sais, c’est indécent de te dire ça alors que c’est toi qui l’as pris en pleine gueule, mais pour être honnête, il faut bien que je commence par l’être avec moi, et puis avec toi.
Tu pensais que l’on pouvait rattraper le coup, une fois de plus. Sûrement, oui, on aurait pu, mais pour quoi ? Quelques semaines, quelques mois, un an d’une pseudo félicité plus ou moins hypocrite ?
Le plus dur pour toi a sans doute été la remise en cause de ton bonheur planifié, et tu as eu ce relent de passion qui t’a fait proférer ces menaces. Horribles, à me donner des sueurs froides, mais ça ne pouvait rien changer tu sais. Indignes, je ne les méritais pas, et surtout pas elle.
Tu as bien fini par l’admettre toi aussi, l'inéluctable.
Quand tu m'as rejoint au milieu de la nuit sur le canapé où s’élisent mes nuits, que tu t’es blottie et que, la tête sur mon torse, tu m’as promis de faire les choses bien, de ne pas fuir, de ne pas me l'enlever, tu n'imagines pas ce que j'ai ressenti. Tu m’as chatouillé prétextant que j’en avais besoin et on s’est glissé sur les joues un baiser de bonne nuit. Ce moment tendre, je crois qu'on se le devait bien...
Je traînais avec des filles un peu plus jeunes, tu traînais avec des filles un peu plus vieilles. J’avais vingt-et-un ans et toi seize. Tu avais oublié volontairement ton portefeuille dans ma voiture mais comme tu avais oublié par inadvertance ton pull à la pizzeria tu l'as récupéré vu que le lendemain je pouvais te rapporter ton pull plutôt, en fait. Le lendemain, je t’ai dit que je mourrais d’envie de t’embrasser sur le banc sous les marronniers.
Ni toi ni moi n’aurait imaginé que ce premier baiser nous mènerait là. Mais à l’inverse de toi, j’accorde plus d’importance au voyage qu’à la destination, et le nôtre était beau. Je n’irai pas jusqu’au désastre avec toi.
J’ai trop honte d’éprouver de plus en plus souvent trop d’exaspération à certains de tes sanglots. Je ne le supporte plus.
Tu as certainement plus peur que moi, et c’est bien ce qui me fait le plus mal.
Je suis fait pour vivre seul et mon angoisse s’adoucit par l’envie. Mais j’ai mal pour toi.
Tu sais le pire dans cette histoire, c’est que je crois bien que tu ne vas pas me manquer.
Ou alors seulement pour de mauvaises raisons, j'en ai peur.

Etrange sensation, cet apaisement mêlé d’une farouche et effrayante attirance pour l’inconnue…

P.a.m.

Jeune homme, la petite trentaine, 1m75/65kg, brun grisonnant, yeux bleus, clou dans le cou (sans p à cou et sans g à clou), fine bouche, oreilles délicates, joli cul, amoureux fou de musique, aimant boire, manger et fumer, adorateur de Desproges, ayant lu tout Benacquista et relu un Rostand, amateur de Burton, d’Audiard, de Tarantino, d’Hitchcock, de Jeunet, de Caro, des Cohen, de Shyamalan, de Sautet, de Chabrol, des Nuls, des Robins, de Jaoui, de Bacri, de Lino, de Poiret, de Darmon, de Mondy et de Cordy… cherche jeune femme charmante, spirituelle, coquine et bourrée (parfois) de tunes (négociable). Age indifférent.
Blonde à forte poitrine s’abstenir. Pareil si t’aimes pas la musique ici.

Quand ça capote, ça a quel parfum ?

Un truc auquel on n'a pas pensé dis donc, je vais devoir acheter des capotes.
Et les mettre aussi, putain... Alors là ça, moi tu vois, ça m’troue l'cul. Pas toi ?

M’ouais, m'ok, on en est pas encore là...

 

Blablabla bla m'x bla 03:17 blabla... Blablabla ### 46 ###

Bafouillages

    J'espère que c'était Cyrano de Bergerac, ce Rostand...

    Bafouillé par Krazy Kitty, 22 février 2006 à 05:02
  • Pourquoi, il a écrit autre chose ?

    Bafouillé par m'x, 22 février 2006 à 05:21
  • Feu follet

    No comment.
    Aire de jeu.
    Ne sais pas.
    De course.
    A pied.
    A terre.
    Riblement bien.
    Re-né.
    Cri.

    Bafouillé par Diego's Secrets, 22 février 2006 à 06:13
  • )

    Bafouillé par Anitta, 22 février 2006 à 09:34
  • J'aurais un peu moins de barbe et plus de seins, je t'épouserais bien...


    P.S: le petit esquimau en haut de page est une bien belle réussite !

    Bafouillé par Joseph Pujol, 22 février 2006 à 14:51
  • Ça me rappelle quelque chose...

    C'était pas 13 ans mais carrément 21.
    C'était déchirant et libérateur à la fois.

    Je souhaite que ça n'engendre pas pour toi les destructions que ça a déclenché chez moi.

    Le canapé du bureau, j'ai connu.
    Les menaces aussi.
    L'apaisement aussi mais beaucoup beaucoup plus tard. Une fois que j'ai eu bien dégringolé la pente jusqu'à l'irréparable des portes qu'on ne devrait jamais ouvrir parce que, une fois le tabou brisé, il n'y a plus moyen de revenir en arrière.

    Minimix a un papa magnifique et c'est la qualité de sa présence qui dépassera la quantité...

    Tendresses

    Bafouillé par Fugitive, 22 février 2006 à 15:03
  • Diègue, Anitta Banana, Fuji Yama.. merci bicou.

    Mizou Mizou.. nous reste pu que le Pacs alors...
    (c'est vrai que ce petit esquimau est d'une beauté inuite)

    Bafouillé par m'x, 22 février 2006 à 15:45
  • J'erre ici depuis quelques semaines. Du temps à perdre, un mémoire de maîtrise qui me troue d'ennui, puis, par un matin rance, "j'ai douté des détails jamais du don des nues", tapé sur google. Et, au bout, tes mots.
    La perte de temps devenue grain.
    Aujourd'hui, j'ose t'écrire. Parce qu'il existe des résonances amères, qui percutent juste là, dans le ventre, là où ça ne fait pas vraiment mal, mais où ça estomaque.
    Tu sais, m'x... merci, pour ça...juste ça... pour ton apparition au bout d'un vers trop bu...
    Et puis merde! j'oubliais le latex...

    Bafouillé par Oselia, 22 février 2006 à 20:41
  • Et ben et ben ...

    Bafouillé par Folie Privée, 23 février 2006 à 09:41
  • dans le genre "bafouille trop facile"

    moi, j'ai les capotes ;o)
    °°° vraiment trop facile!

    PS/ envoie-moi ton oeil, merci!

    Bafouillé par Alyzarine, 23 février 2006 à 14:29
  • Ca ne m'enchante pas du tout de lire tout ça mais je me réjouis de te voir une fois de plus forcer le respect.

    La perception claire et sensible des choses alors qu'on nage en pleine tourmente, ce n'est vraiment pas donné à tout le monde. Le sais-tu ? Et cet humour toujours. Ce n'est pas qu'une bouée pour toi, c'est carrément un grand radeau.

    J'ai toujours crains d'avoir un jour à entendre ces menaces qui te sont venues aux oreilles. C'eut été la pire chose vraiment mais la vie ne m'a pas laissé l'occasion de m'en inquiéter réellement. Un bien pour un mal quoi. À moins que ce ne soit le contraire. Je souhaite vraiment très fort qu'elles ne soient jamais mis à exécution pour toi.

    Zou!

    Bafouillé par DurellNMoriarty, 23 février 2006 à 16:52
  • je vais jouer les cons qui comprennent aps, les sauvages qui ne compatissent pas, je ne vais pas jouer tant que ça, en fait, quitte à détonner. Juste une question : pourquoi le dire ici? Je veux dire, ce que tu dis à ton ex-douce, qui ça regarde à part elle? Que perd elle de plus à ce que ça soit lu par d'autres encore, qui commentent, encore? Insulte, éructe, invective, je ne suis pas sur d'être correct, encore moins de comprendre. Les couples qui se cassent la gueule, ça je pige. L'exposé public en guise de post scriptum, moins. Mais peut etre (sans doute) que je suis con, sauvage et incongru ici, au vu des autres commentaires. En tou cas, bon nouveau départ à tout le monde.

    Bafouillé par herisson sauvage, 23 février 2006 à 20:41
  • Con, ça je ne le pense pas une seconde.
    Quant à sauvage et incongru, ça je confirme. Mais je ne crois pas que ce soient forcément des travers.
    "Exposé public", j'avoue que les termes me gênent un peu, mais bon.
    En gros tu me demandes à quoi ça sert d'écrire cette lettre ici... Ben où alors ? Tu crois tout de même pas que je lui ai réellement écrit une telle lettre. Il y a des choses que je ne pourrais pas écrire aussi crûment, d'autres qui seraient tout simplement inutile d'écrire. C'est froid, violent, blessant et même insultant. C'en est caustique. C'est obscène, proprement obscène. Alors quoi ? Je ne sais pas à quoi ça sert, ça n'a pas vocation à servir à quelque chose, j'écris sur moi, c'est encore mon sujet de prédilection ici, et c'est l'envie et, ou, le besoin. Ce qui gêne, je sais bien, c'est que ça a pris la forme d'une lettre, ça interpelle. Sous une autre forme ça aurait pu être plus sucré mais voilà, c'est venu comme ça. Et puis en fait c'est sûrement pas par hasard, mais là on va finir par avoir besoin d'un divan... Enfin bref, tout ça est obscène, la forme le valorise, et ce qu'il y a autour rajoute une couche. Ou bien désamorce... c'est vous qui voyez.
    "Que perd elle de plus...", rien j'espère, mais je ne suis pas sûr d'avoir saisi...
    Tu voudrais comprendre quelque chose qu'il n'y a pas lieu de comprendre ou de ne pas comprendre, à mon avis. Il n'y a pas de réponse à ce pourquoi, ou alors le divan. La plupart du temps j'écris des choses qui ne regardent que moi, je ne vois pas ce qui change, mise à part la forme.
    Je ne cherche pas la compassion et encore moins à me faire plaindre, j'ai horreur de ça. Par contre, dans les commentaires, je ne ressens que de l'empathie, et tu m'excuseras mais ça n'est pas tout à fait la même chose.
    Mais ta réaction est plutôt saine finalement, c'est celle d'un hérisson empli de passion face à la vacuité du désoeuvrement sarcastique, c'est plutôt cool.

    Bafouillé par m'x, 24 février 2006 à 01:21
  • Oselia.. la perte de tant de grains venue.. c'est moi qui te remercie.

    Folie.. et ouais, et ouais...

    Aly.. les condoms ne seront peut-être pas d'une grande utilité si tu n'as que mon oeil. :p

    Durell.. hé mais j'force le respect à personne moa ! tu sais pas à qui tu causes toé ! et uais... Nidier Lembrouille... qui t'latte les couilles si tu l'embrouilles ! alors la perception claire et sensible des choses machin chouette là, toi-même ! les gens pensent que t'es un être éclairé, moi j'crois plutôt qu't'es un illuminé ouais ! HUMOUR ! humour...
    (et le cynisme pour mieux ramer, sur le radeau de la méduse ce bateau, qu'on se le dise...)

    Hérisson.. sinon ça va toi ?

    Bafouillé par m'x, 24 février 2006 à 02:22
  • Je vais faire un peu tachon dans le décor mais ta fille ressemble étrangement à la mienne.
    Elle est magnifique.
    As t'elle réussi à chopper l'appareil photo ?

    Bafouillé par C4l1m3r0, 24 février 2006 à 11:00
  • Tu en as de la chance d'avoir une jolie fille comme ça
    Oui elle l'a choppé, mais au moins elle a pas réussi à le jeter...

    Bafouillé par m'x, 24 février 2006 à 17:54
  • ...

    Bafouillé par ph&, 24 février 2006 à 20:21
  • Tu as condensé en une note ou presque trois, l'ensemble des peurs de beaucoup.
    D'un sens, de l'autre, nous y sommes tous dedans à s'y retrouver, à y nager selon les courants.
    Bises à toi mon gars.

    Bafouillé par barnabé, 28 février 2006 à 08:33
  • Grand moment de tristesse empathique en lisant cette note, la première. Et voilà pourquoi je reste. Pas le courage d'ajouter de la tristesse à la solitude... Courage.

    Bafouillé par L'Ho, 02 mars 2006 à 10:22
  • La facture se paiera plus salée en restant, mais surtout je ne pourrai jamais être malhonnête.
    (Je rajoute "à ce point" ou pas ? Hum... non.)

    Bafouillé par m'x, 02 mars 2006 à 23:50
  • t'es sûr que c'est pas juste la peur d'être père, d'être le Père? de famille, je veux dire donc, avec tout ce que cela signifie d'abnégation, de responsabilité et de sacrifice aussi. faut bien l'avouer, y'a des jours où c'est très très pénible toutes ces contraintes, vécues ou fantasmées, dans lesquelles on se perd et se dilue, à tel point que l'on croit y entre-apercevoir sa propre mort.
    je dis ça car, apparement, entre les lignes, on lit que ce serait le 2ème à "mettre en route" qui a servi de déclencheur. c'est vrai qu'avec le 2eme, ça rigole plus, en route pour la joie. plus 2/3 trucs qui se lisent encore.
    bref, bonne chance à toi. mais si je puis me permettre un conseil, ne te raconte pas d'histoire sur l'amour, tu ne rendras service à personne et surtout pas à toi.

    Bafouillé par hz, 05 mars 2006 à 01:31
  • désolé, j'ai été un peu dur.
    il n'y a rien de plus difficile dans la vie que de savoir pourquoi on fait certains choix. ou pas.
    c'est pourtant essentiel pour pouvoir les assumer pleinement.

    Bafouillé par hz, 05 mars 2006 à 01:57
  • Le couplet moralisateur, forcément.
    Abnégation, responsabilité et sacrifice, t'as raison il m'a fallu en faire preuve, en avoir et en faire. Mais pour partir.
    Le deuxième enfant, un déclencheur ? Peut-être oui, dans la mesure où je ne veux pas faire un enfant sans amour. Ce n'est que ça le problème en fait, c'est con.
    Depuis un an, je suis pratiquement père au foyer à plein temps, et bien c'est le boulot que je préfère au monde et très franchement, je n'y vois pas de contraintes effrayantes. En aucun cas je ne fuis mon statut de père, c'est bien au contraire le plus gros sacrifice.
    Et combien de "bons pères de famille" n'ont jamais torché leur môme et ne sauront jamais ni sa couleur préférée ni sa date de naissance ?
    Alors bien sûr l'idéal c'est pas ça. L'harmonie, des parents amoureux, ben oui, mais la vie c'est pas l'paradis.
    On peut toujours penser qu'un enfant sera plus heureux avec des parents bouffés de rancoeurs mais ensembles, si on veut, on peut toujours le penser.
    Je me sens responsable du bonheur de ma fille, et je crois qu'il passe par celui de ses parents. Sa mère a mis plus de temps à l'accepter, mais est aujourd'hui elle aussi consciente du mieux que l'on puisse faire.
    Bref. Je me permets de ne pas te donner de conseil, mais tu me rendrais service en ne me racontant pas tes histoires sur l'amour, j'ai pas fini d'écrire les miennes.

    Bafouillé par m'x, 05 mars 2006 à 02:31
  • Désolé, j'ai été un peu dur. J'assume.

    Bafouillé par m'x, 05 mars 2006 à 02:35
  • je n'ai pas dit que tu étais un mauvais père pour ta fille et je pense bien que la décision a certainement été la plus difficile à prendre de ta vie. je crois en revanche qu'il ne faut pas 13 ans pour s'apercevoir que l'amour n'est plus là ,et ce, pile poil au moment où un enfant vient d'arriver. que la coïncidence est vraiment étrange non? donc, qu'il y a vraissemblablement autre chose, et que cela a certainement à voir avec l'engagement (qui ne se résume pas à torcher correctement son enfant, il va sans dire).
    je t'invite donc à y réfléchir très attentivement pour éviter que cela se reproduise un jour.

    je ne moralise pas, ça fait bien longtemps que j'ai compris que ça servait surtout à éviter d'aller au fond des choses. certes, un blog n'est pas le lieu idéal pour cela. intime et public, contradiction dans les termes.

    en revanche, je veux bien arrêter de me poser en donneur de leçons, c'est une position somme toute inconfortable, en désaccord avec le doute et le septicisme qui me tiennent lieu de guides dans cette vie.

    Bafouillé par hz, 05 mars 2006 à 10:44
  • Je n'ai jamais dit que tu avais dit que j'étais un mauvais père (je sais pas si on va s'en sortir comme ça), mais tu as bel et bien suggéré qu'il se peut que je cherche à fuir la paternité, je t'ai donc expliqué que non. Et bien sûr qu'il ne m'a pas fallu 13 ans pour me rendre compte que gnagnagna, je n'ai jamais dit ça encore une fois. L'amour a fini de s'estomper au bout de 13 ans, rien à voir.
    Mais là n'est pas le problème de toute façon, je veux dire entre nous deux. Tu interprètes et tu cherches à comprendre mon histoire personnelle au lieu de simplement lire et sentir, tu me conseilles, tu m'invites et je n'en ai que faire, je t'avoue, même si je suis sûr que cela part d'un bon sentiment. J'en veux pas des bons sentiments. Je me les sers moi-même avec assez de verve...
    Si ce que tu lis te touche et que tu empathises, tant mieux, c'est bien, cela veut dire que l'on a en commun une certaine sensibilité ou un bout d'histoire, mais ne viens pas m'analyser et m'expliquer, c'est mal, je suis encore une fois le mieux placé et j'ai horreur de ça. Ici en tout cas ce n'est pas le but, puisque comme tu le dis l'intime s'étale en toute impersonnalité, je me comprends et je n'écris pas pour avoir à expliquer et à me justifier ensuite, surtout sur le fond.
    Bref. Tu as au moins raison sur un point, quitte cette position inconfortable de donneur de leçon.
    Va, je ne te hais point... mais ça me gonfle.

    Bafouillé par m'x, 05 mars 2006 à 19:38
  • Je connais l'autre angle, celui contre lequel on se cogne... Je deviens oasis d'une route déjà morte, près duquel on étrangle un amour moribond...
    Alors moi, M'x, j'admire ton courage, car je sais qu'il en faut... Je m'immole impuissante à une lâcheté trop mûre, et à sa terreur de devenir, dans les yeux des enfants, "celui qui a quitté maman"... Mais sa fuite est sans fin, même si elle couve dans l'ombre... Et contre sa peur muette, il n'y a nul sourire.
    Ce n'est pas que pour moi que je voudrais qu'il ose... mais pour lui, pour elle, pour eux...
    Alors M'x, ton geste je le respecte, et n'y lis aucune fuite. Mais le regard des autres est parfois si féroce...

    Bafouillé par oselia, 06 mars 2006 à 04:48
  • ... et si empreint de psychologie de bas étage...

    Bafouillé par m'x, 06 mars 2006 à 11:31
  • ... d'autant plus basse lorsqu'elle s'imprime dans le regard de ceux qui croient, au-delà de nous mêmes, nous avoir "bien compris"...

    Bafouillé par oselia, 06 mars 2006 à 17:35
  • euh... coucou m'x.
    J'ai envie de te dire des choses.
    Mais je ne sais pas trop comment.
    Alors je préfère lire tes choses. Avec l'émotion que tu fais toujours naître dans mes yeux et mes oreilles depuis que je lis tes choses et écoute tes musiques.
    Heureusement que je ne réponds pas à tous les critères de la p.a.m. parce que je suis déjà folle de mon mec, ça ferait une belle pagaille---
    Elle est bien belle, ta fillote.
    Good luck to the three of you, man. Go for it !

    Bafouillé par jujuly, 07 mars 2006 à 23:31
  • Je t'aime toi tu sais

    (si c'est le blonde et tout qui passe pas, on peut négocier aussi, j'ai pas précisé)

    Bafouillé par m'x, 08 mars 2006 à 00:08
  • > (si c'est le blonde et tout qui passe pas, on peut négocier aussi, j'ai pas précisé)

    Ah booon ??? ^^

    Bafouillé par Diego's Secrets, 09 mars 2006 à 16:22
  • Ok, je ------------------>[]

    Bafouillé par Diego's Secrets, 09 mars 2006 à 16:23
  • t'es con lui...

    Enlève ta main s'il te plaît.

    Bafouillé par m'x, 09 mars 2006 à 16:49
  • Ouais, bon ben je découvre ce blog aujourd'hui et ce billet m'énerve, ainsi que tes réponses aux commentaires. Apparemment faut être d'accord avec toi et t'encenser, sinon on n'a rien compris et on fait de la psychologie de bas étage.
    Ben moi je trouve ça nul, dégueu, les phrases que tu écris à la mère de ta fille (c'est peut-être ça, aussi, le problème, la mère...) sont ignobles, je la plains vraiment. Car même si tu ne lui as pas dit cela, ça m'étonnerait qu'elle ne lise pas ce blog. Après treize ans, tu la découvres planificatrice et toi cigale, quel scoop!! Et en plus tu t'apitoies sur ton sort, pov' biquet... C'est minable, nul et minable.

    Bafouillé par Moa, 12 mars 2006 à 11:19
  • Houla, j'adore ça, encore, fais-moi mal Toa !
    J'ai horreur d'avoir à justifier, mais franchement ça me fait mal au cul, enfin plutôt doucement rigoler... et j'en vois d'autres aussi dans le fond.
    Y'a pas à être d'accord ou pas avec moi putain, c'est pas le problème et t'as rien compris, je ne veux pas qu'on se foute à plat ventre, manquerait plus que ça. Juste on est pas obligé d'agresser pour dire les choses. Mais bon, je crois pas qu'il soit utile d'en rajouter si déjà ce qui précède t'a échappé.
    Que tu trouves ça nul et dégueu c'est ton droit, et que tu le dises ne me dérange pas bien au contraire, juste m'explique pas le pourquoi du comment de ce que je ressens, ou elle, parce que elle justement, m'a remercié de mon honnêteté.
    Et je risque pas de m'apitoyer ! Si tu savais...
    Bref, Toa qui a tout compris à ma vie, à mon avis y'a deux solutions : soit tu te morfonds toute ta vie avec la trouille au bide et ton entourage en pâtira forcément, soit tu te résous à affronter, à soufrir et à faire soufrir un grand coup pour mieux repartir, enfin essayer.
    Moi j'accepte d'être le salaud plutôt que le couard, mais tu sais au final je suis persuadé que tout le monde s'en sortira mieux.
    Allez va jouer sur l'autoroute maintenant s'il te plaît.

    Bafouillé par m'x, 12 mars 2006 à 12:01
  • je repasse et je m'énerve.
    donc, inutile de faire ici de la psychologie. n'importe qui pourrait lui dire: eh! bien entendu qu'un an d'inactivité forcée passé à torcher un bébé et à blogger sa vie rêvée, ça peut pulvériser un couple.
    mais ce qu'il y a effectivement de révoltant, c'est que l'envers du décor de cette parodie virtuelle d'introspection est visible, et que l'on y distingue un jeune mère tétanisée par l'angoisse qui ne comprend pas ce qui lui arrive, et un crétin fichtrement égocentrique, immature et suffisant, qui se demande quel gout choisir pour ses capotes de quand il pourra baiser la jeune trentenaire branchouille qui le fera bander (du moins le pense t il. cf la pam). au fait, durex fait un panaché, une question importante de réglée. me remercie pas, j'aime aider mon prochain dans la peine.
    donc toi l'auteur, le jour ou tu en auras marre de parer tes névroses du voile d'un pseudo romantisme ridicule qui ne trompe vraiment que toi, allonge toi donc sur un divan quelques années. déniaisement garanti.
    bon, je me casse, les règles de ce "je" me gonflent.

    Bafouillé par hz, 12 mars 2006 à 12:05
  • Joli.
    Je me vois mal rajouter quelque chose tellement tu as tout bien compris, tellement tu connais bien ma situation, sans rien mélanger, surtout l'ironie de la chose, tu as su lire en moi comme personne, je dis bravo. "N'importe qui" pourrait me dire le contraire, mais pas vous Docteur, merci.
    Rien de mieux que la thérapie par le rire. Là je suis servi.
    Je peux te poser une question tout de même ?
    Pourquoi tu te fais chier à venir t'énerver tout seul ici, hum ?

    Bafouillé par m'x, 12 mars 2006 à 12:37
  • On dirait que j'arrive après la bataille. Quoique.

    Pour ton billet, constat et conséquences, rien que de bien naturel. Même si les mecs droits dans leurs bottes deviennent une espèce rare. En outre et en Patty, les parents qui ne s'aiment plus, ça fait des enfants comme moi, et je ne souhaite un esprit aussi pénible que le mien à personne, surtout pas au bout de chou du haut de la page.

    Pour la partie commentaire, ils sont distrayants, tes simili-dompteurs de démons internes. Ils n'ont pas encore appris à mordre les mollets. Ni à différencier opinion de jugement. Le sydrome Outreau, peut-être.
    Marrant, ça, de vouloir mener une autre barque que la sienne. Des Charon sans embarcation fixe. Plus facile de se sentir indispensable quand on s'impose en point de référence. En jouant les gouvernails itinérants, même plus la peine de construire son bateau pour rester à la surface. Personnellement, j'ai préféré investir dans un bathyscaphe. Et je suis bien content de le piloter seul.

    En tout cas, désolé d'avoir décrotté mes godillots au pied d'une si réussie saignée d'humeur amère, mais accabler pour ne pas s'amender, j'ai toujours trouvé ça absurde.

    P.S. concernant p.a.m : Dernièrement m'a poussé une aura d'entremetteur tout à fait involontaire. Si tu veux en profiter, n'hésite pas. Mais sache qu'en général je confonds pratiques de goûteur et de marieur. J'espère que les gens qui picorent dans ton assiette ne te dérangent pas trop...

    Bafouillé par Garg, 12 mars 2006 à 21:23
  • Très heureux de te revoir Garg, tu as l'air en forme, ça fait plaisir.
    Laissons là les étroits et allons boire ton rhum, leur distraction ne vaut que faute de mieux.

    Ecoute, s'il me prend l'envie de voir le soleil à travers les feuilles d'un palmier, je n'hésiterai pas à faire appel à tes services.
    Picorons, picorons.

    Bafouillé par m'x, 12 mars 2006 à 22:58
  • Bon j'ai fermé ma gueule jusque là. J'ai pesté dans mon coin en lisant les couardises des donneurs de leçons anonymes, qui n'osent pour toute identité que se donner des pseudos égocentriques.
    Je n'en peux plus de ces baveurs qui font des projections, qui n'ont de la réalité que le haut d'un centième et qui jugent leurs filtres impollués.
    Mais là c'en est trop. Quitter et faire le deuil de ce qui ne convient pas n'est déjà pas une situation dont on sort indemne. Si en plus il faut se justifier des accusations d'un ban de la société qui hurle que "on ne divorce jamais, on n'a pas le droit, on est une pourriture... d'ailleurs on n'avorte pas non plus... et si on pouvait ne pas manger de viande en plus on serait parfait"
    Alors messieurs (ou dames) "Moa" (!!!) et "hz", grattez vous le nombril. Vous ne savez rien. Ni de lui qui a su, qui accompagne et réconforte. Ni d'elle qui entend, comprend et discute. Aucun des deux n'a demandé à ce qu'on les comprenne, mais ils expriment. Comme ils le peuvent et pour des raisons qui, bien que vous échappant, sont nettement plus respectables que vos fientes d'éléphants dans une boutique de porcelaine déjà fragiles.
    Je trouve même totalement diffamatoires certains propos concernant le père qui parle ici. Les raccourcis utilisés sont honteux et ne savent même pas combien ils sont à côté de ce qui est. Alors par pitié ne mélangez pas vos blessures et vos miroirs avec ce que vous "pensez lire".

    Lire ces textes n'a pas été simple pour moi. J'ai vu l'autre côté, j'ai compris ce qu'il y avait de difficultés et d'impuissance. Le débat est bien sûr ouvert (puisqu'il a été publié) mais les points de vue n'ont en aucun cas le droit d'accuser, de juger ou d'insulter. Et hormis cela vous n'avez rien fait d'autre.

    Taisez vous à présent. Parce que moi j'entends une enfant qui rit et un duo qui se soutient dans un cap pas simple à franchir. Et que je ne veux entendre que ça.

    Bafouillé par Hémisphère M, 14 mars 2006 à 01:54
  • Il y a deux manières d'appréhender le monde. Yeux ouverts ou yeux fermés.

    Faut-il assumer des schémas pesants afin d'être en conformité avec un surmoi faisandé ou au contraire, aller vers ce qu'il y a de plus beau et de plus unique : le désir. Et pour cela, avoir ce cran particulier de se mettre à nu devant la question des chemins à choisir ?

    Hz, "moa", j'entends vos souffrances dans vos jugements. J'entends les cicatrices pas encore fermées - ou pis encore, les plus importantes : celles que vous n'avez pas le courage d'avoir ouvertes.

    Je les entends aussi fort que vous n'entendez pas l'amour que m'x éprouve pour sa fille et le courage dont il fait montre pour n'abuser ni cette dernière, ni son ex-compagne, ni lui-même enfin.

    J'ai été, comme tout le monde un jour, j'imagine, quitté. J'aurai été fier de lire, à ces périodes, une lettre comme celle-ci.

    Bafouillé par Echine, 15 mars 2006 à 14:55
  • Hz > "Allonge toi donc sur un divan quelques années. déniaisement garanti."

    Spécial pour hz, je suis * aussi * analysé. Quelques années sur un divan germanopratin - et accessoirement Lacanien.

    Bafouillé par Echine, 15 mars 2006 à 21:06
  • On dit 'analysant', didjû :]

    Mais en général on ne s'applique qu'à soi-même, c'est moins bidon(nant).

    Bafouillé par 101010, 15 mars 2006 à 23:33
  • Ton participe présent, 101010, ne s'applique plus à moi. Je me suis levé, désormais.

    Quoi qu'en effet, une fois passée la porte de cette expérience, l'analyse ne s'arrête jamais plus...

    Bafouillé par Echine, 16 mars 2006 à 09:44
  • au commencement, j'ai juste posé une question: la paternité n'a t'elle rien à voir avec cette rupture? la question est désagréable à entendre, mais n'est certainement pas saugrenue, étant donné le contexte.
    on m'a répondu que là n'était pas la question, et que de toute façon j'avais rien compris à la "bonne" manière de réagir à cette lettre. très bien, je me suis écrasé.
    puis, j'ai lu que je faisais de la psychologie de bas étage.
    et j'ai vu rouge. à vrai dire j'ai eu une réaction épidermique que je regrette. mais justement, il se trouve que je sais ce que c'est de devenir père, car je le suis. je sais ce qu'il en coute de prendre certaines décisions, car je les ai prises. et je sais qu'un examen de conscience sans concession et sans faux semblant est nécessaire si l'on veut limiter la casse dans une situation où quoi que l'on fasse, il n'y a que des perdants, il ne faut pas se leurrer la face.
    le véritable problème m'x, c'est que tu ne comprends pas que face à ton texte, on ne peut pas ne pas réagir, pour peu que l'on ait été confronté à cette situation. en bien ou en mal, là n'est pas le problème. Ceux qui ont mal réagi ne sont pas des moralisateurs, interprétation bien commode, mais au contraire des gens qui ont souffert de cette situation, en tant que parent, ou qu'enfant. En les rabrouant ou en les dénigrant, tu les blesses doublement. Tu as fait un choix, tout à fait respectable, mais qui est strictement personnel. En le plaçant ici, sous cette forme, sans la moindre précaution, à la connaissance de gens qui ne connaissent rien à ton histoire, mais tout de la façon dont eux ils ont été amenés à traverser ce genre d'épreuve, tu joue un jeu dangeureux qui visiblement te dépasse. On nous reproche de projeter? ah oui? la belle affaire, et qui tend le mirroir puis s'en lave les mains?

    Seule Echine, et ce n'est pas un hasard, a parfaitement compris ce qui se joue ici. Les autres ne font que ce qu'ils me reprochent: la morale.

    Bafouillé par hz, 24 mars 2006 à 10:34

Bafouiller un truc