18 juin 2005
Dites, vous savez quoi ?
Non ?
Pour tout vous dire, moi non plus.
Alors du coup ben voilà. Mais quand même...
A y regarder attentivement de plus près, on dirait qu'il y a un truc qui cloche.
Et ce petit bruit presque imperceptible, il faut vraiment tendre l'oreille.
En fin de compte, moi ça me fait flipper grave à chaque fois.
C'est dingue.
08 juin 2005
J'hallucine aux gènes.
Sourit, rit, ne pleure que si elle a faim et dort douze à treize heures chaque nuit.
Un ange en somme.
Vient de trouver son pouce et s'en délecte.
Elle nous regarde comme si elle nous connaissait, comme si elle nous aimait...
Quand je pense qu'il y a tout juste un an elle était une cellule, deux cellules, quatre cellules, huit cellules, seize cellules... moi je vois trente-six chandelles.
Edit donc :
05 juin 2005
Dans les tartines j'bloque.
J'ouvre habituellement les yeux.
Le matin je veux dire.
Rien d'anormal.
Mais je les ouvre laborieusement et je n'me sens pas bien malin.
Il me manque un mot.
Parfois je suis totalement dans l'pâté le matin, un truc du genre Olida.
Et c'est désagréable.
D'autres fois cela relève plus d'un confit de foies flambés au cognac.
Plus classe et pas dégueulasse.
On peut se sentir bien dans l'coltard, même s'il me manque un mot.
Il faut bien enfiler quelque chose, alors j'enfile un calmar calbard...
Le mollusque en l'occurence c'est moi.
Il faut bien râler jusqu'à la cuisine, alors j'y vais.
Il faut bien.
Alors je mets en branle l'exécution du plan génialement simpliste que je forge difficilement depuis l'éveil, pourtant inéluctablement le même chaque matin. Il consiste à faire infuser une fine et fraiche mouture de fèves de caféier torréfiées, payées un prix relativement plus équitable pour le petit producteur ethiopien ou rwandais, voire guatémaltèque, et ceci au moyen d'une machine électrique ingénieusement quoiqu'exclusivement conçue pour cet emploi.
En général ça fonctionne pas mal.
Par contre en commandant ça marche jamais.
J'ai le mot sur le bout de la langue.
Le processus odoriférant m'inspire la suite.
Même que ce matin j'avais faim ce matin.
Et comme je connais les mots qui flattent les vieilles confections boulangères afin de les persuader d'aller se faire cuire à neuf, pendant que je dore la pilule du pain presque rassis, je me rassieds toastement. Cela ne veut strictement rien dire je vous l'accorde, mais il me manque un mot.
A vos marcs ! Beurrées ? trempez !
Dans les tartines j'bloque pour une nouvelle journée pleine d'entrain et d'allégresse.
Je bois mon café et j'y vois mon reflet, je sais pâlir dans le marre.
Hum... Il me manque un mot.
Quelque chose cloche, je débloque et ces matines résonnent jusqu'au soir.
Je me prie de bien vouloir me sortir les doigts du cul...
Prière incrédule mâtinée d'une inaction floquée sur ma peau comme un logo invincible.
I miss some words.
I kiss some worms.
I miss some works.
I kiss some storms.
It's bliss for wolves!
Please, don't wolf me down!
Je me joue de moi en mode des mots et m'en amuse pitoyablement.
Lamentable branleur, c'en est alarmant et brûlant jusqu'aux larmes.
Je voudrais juste essayer de déjouer les muses et leurs amants.
Sans modeler l'âme en table de calcul mental, m'en brûler l'arme.
D'humeur mutine, j'blogue.
Mais c'est pas ça qui m'aidera à retrouver le mot qui me manque.
Il se pavane là devant mon nez en attendant que je l'attrape...
A nouveau j'ai faim, dans les sardines j'croque.
Tout ça pour qu'à la fin, dans les latrines, ploc.
Si c'est pas malheureux...
04 juin 2005
Des collages e-média
J'ai beau me munir d'un bout de jardin et regarder le ciel orageux prendre feu,
Mon silence me pèse...
Une fée chante dans ma tête que
C'est pas si con...



